






La France en 1847, quelque part en province. Par une journée triste et sinistre, Bernard enterre son père, Hugo Sambre.
Celui-ci se serait crevé les yeux à la suite d'un long séjour à Paris, une lente agonie l'accompagnant le long de son retour à la demeure familiale.
La veuve Sambre ne semble guère regretter son défunt mari, allant jusqu'à inviter dans son lit son neveu l'inspecteur Guizot, dès la fin de l’enterrement.
Sa fille Sarah brûle de rancœur contre sa mère et rêve de poursuivre l'œuvre magistrale de son père, la rédaction du livre qui le fit sombrer dans la folie : la Guerre des Yeux. L’histoire d'une lutte acharnée contre une famille aux yeux rouge sang.
Une version inachevée que Sarah décide de compléter.
Quant à Bernard, il coupe court à la cérémonie et fait une étrange rencontre sous un pont.
Celle de Julie, fille de rien et braconnière aux pupilles rouges. Celle-ci lui donne rendez-vous à la nuit tombée au cimetière communal.
Malgré la malédiction décrite par son père comme quoi le malheur des Sambre viendra des descendants de la tribu aux yeux rouges, Bernard tombe éperdument amoureux.
Entre Bernard et Julie, la roturière aux yeux de braise, c'est le début d'une passion funeste.
Accusée du meurtre de la mère de Bernard, Julie doit fuir à Paris.
Bernard, bien que partagé entre le désir de croire en son innocence et le poids de son héritage familial, décide de partir à sa recherche.
Mais à Paris, l’Histoire est en marche. La révolte gronde et le peuple se mobilise aux cris de « Liberté, liberté … ».
Liberté qu’essaie de peindre Valdieu, prenant pour modèle une Julie enceinte qui s’est réfugiée chez lui, dans l’ancienne demeure d’Hugo Sambre.
Une demeure également habitée par Bernard qui, arrivé à la capitale accompagné de son valet et de son cousin Guizot, ignore que Julie vit sous le même toit que lui.
Lors d’un bal où l’a emmené Guizot, Bernard rencontre Olympe de Castelbalac.
Celle-ci, vingt ans auparavant, posait pour Delacroix qui l’immortalisait dans sa célèbre « Liberté guidant le peuple ».
Le peintre Valdieu, amant d’Olympe et également présent au bal, provoque Bernard en duel après une violente dispute.
Celui-ci refuse et finit la nuit dans le lit d’Olympe.
A la recherche de Julie dans les rues de Paris, Bernard rencontre le vicaire, un ancien ami de son père.
Quittant le domicile de celui-ci, il retrouve Guizot qui lui apprend que la police s’apprête à arrêter Julie dans sa propre maison.
Voulant la prévenir, il affronte une nouvelle fois le peintre Valdieu.
Celui-ci est tué par Julie avant l’arrivée de la police.
Bernard ne la défend pas; pensant que Julie commet là son deuxième meurtre.
Sur le chemin de sa prison, Julie se fait libérer par Rodolphe et ses compagnons qui mènent le peuple à la Révolution.
Rodolphe tombe sous son charme.
Bernard, comprenant petit à petit que c’est sa sœur qui est à l’origine du meurtre de sa mère, se présente au poste de police comme coupable afin de protéger Julie.
Il en sort grâce à Guizot et se rend de nouveau chez le vicaire qu’il tue, après avoir compris certaines choses.
Persuadé par Guizot que signer un papier indiquant Julie comme la coupable des trois crimes l’aidera à la faire libérer (et afin de ne pas être considéré comme criminel, ce qui entacherait la famille Sambre), Bernard signe en apprenant par la suite que Julie s’est échappée.
Pendant ce temps, Julie est au cœur de la Révolution.
Blessée et inconsciente, elle est portée à travers Paris par Rodolphe afin de mobiliser le peuple.
Bernard la retrouve et la croit morte.
Mais Julie reprend conscience et accuse Bernard de ne pas l’avoir crue avant de s’évanouir à nouveau, sous le poids de la douleur.
La croyant vraiment morte, Bernard rejoint Rodolphe et la foule.
Il meurt sur les barricades, sans avoir accompli son rêve d’amour impossible.
Julie survit et est recueillie par Rodolphe.
Rattrapée par la police, elle est envoyée dans une prison à Brest.
L’enfant de Bernard lui a été enlevé. C'est un garçon, jumeau d’une fille décédée lors de l’accouchement. Il est confié à sa tante Sarah.
Nous retrouvons les personnages huit ans plus tard.
Bernard-Marie, le fils de Julie, est élevé à la Bastide dans le culte de son père.
Quant à Julie, elle accepte la proposition de Guizot de partir pour la Guyane.